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De par sa nature, la vie consacrée constitue donc une réponse à Dieu totale et définitive, inconditionnée et passionnée (cf. Vita consecrata, n. 17). Et lorsque l'on renonce à tout pour suivre le Christ, lorsqu'on lui donne ce que l'on possède de plus cher en affrontant tous les sacrifices, alors, comme cela s'est produit pour le divin Maître, la personne consacrée qui en suit les traces devient aussi nécessairement un "signe de contradiction", car sa façon de penser et de vivre est souvent en opposition avec la logique du monde, tel qu'il se présente, presque toujours, dans les moyens de communication sociale. On choisit le Christ, ou plutôt on se laisse "conquérir" par Lui sans réserve. Face à un tel courage, combien de personnes assoiffées de vérité restent frappées et sont attirées par ceux qui n'hésitent pas à donner la vie, leur propre vie, pour ce en quoi ils croient. N'est-ce pas là la fidélité évangélique radicale à laquelle est appelée, également à notre époque, toute personne consacrée? Nous rendons grâce au Seigneur car de nombreux religieux et religieuses, de nombreuses personnes consacrées, dans tous les lieux de la terre, continuent d'offrir un témoignage fidèle et suprême d'amour à Dieu et à leurs frères, un témoignage qu'il n'est pas rare de voir se teinter du sang du martyre. Nous rendons également grâce à Dieu parce que ces exemples continuent à susciter dans l'âme de nombreux jeunes le désir de suivre le Christ pour toujours, de façon profonde et totale. |
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Cher David, Les questions les plus courtes réclament parfois les réponses les plus longues. Mais au risque de manquer de précision, je vais tâcher d'être succinct et de définir les points importants qui vous permettront d'avancer. La première chose est de vivre le moment présent avec bon sens et non dans une béate futilité du genre " carpe diem ". Dieu se fera toujours présent à vous, là où il vous attend. Vous êtes baptisés donc il s'attend à vous trouver à l'oeuvre en train de mener votre vie de grâce, évitant le péché. Il prévoit de vous rencontrer dans ses sacrements, surtout dans la Confession, l'Eucharistie et dans la prière. Il vous a donné sa mère pour être la vôtre et c'est auprès d'elle qu'il vous recherchera. De même, en tant que baptisé, vous avez d'autres devoirs, d'autres obligations, les études, la famille et autres. Et si vous vivez ce que Dieu attend de vous pour l'instant, votre devoir d'état, vous serez dans les dispositions idéales pour entendre sa voix. Il vous a donné des qualités humaines et des possibilités. C'est dans la pratique de ces potentialités qu'il vous attend. La deuxième chose est d'avoir confiance en Dieu. Il ne joue pas une comédie avec vous. Ayez une confiance totale en Lui. Soyez lui attentif. Enfin, un point crucial est d'être prêt à dire oui quoi qu'il arrive. Dieu a besoin de vous. Pour autant que je puisse en dire, c'est là la part la plus importante du discernement. Le principal problème n'est pas tant de voir ce que Dieu veut, mais bien de manquer de volonté et de générosité pour le faire. Essayez donc de dire au Christ de se servir de votre disponibilité, où et quand il le désire. Si vous voulez aller plus loin, envisagez de faire une retraite, en vous rendant sur dans un séminaire ou une communauté vers laquelle vous vous sentez attiré. Choisissez un directeur spirituel qui puisse vous |
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L'histoire de ma vocation commence évidemment le jour de ma naissance. Je suis né dans une famille catholique très pratiquante. Dès les premiers instants de ma vie mes parents ont eu le souci de m'initier à la vie spirituelle. A peine eu-je prononcer mes premiers mots qu'ils m'apprenaient à prier, à entrer en relation avec le Dieu vivant. Très tôt ils m'ont appris à désirer ce qu'il y a de plus grand, ce qu'il y a de plus beau, à désirer l'amour de Dieu. Ma scolarité se déroula plus ou moins normalement.
Arrivé au Lycée je me suis passionné pour la politique. Je voulais contribuer à changer le monde, je voulais le rendre plus juste, plus vrai. Durant ces années je me suis souvent posé la question de la vocation sacerdotale. Je sentais que Dieu voulait que je lui consacre ma vie. Mais je n'étais pas prêt à le faire tout de suite, je me disais : « plus tard, je verrai plus tard ». Après avoir passé le Bac série économique et social j'ai donc entamé une formation d'histoire à l'université Lyon III. Je logeais dans un foyer d'étudiants tenu par la communauté du chemin-neuf. Ma vie d'étudiant, qui ne dura qu'une année, fut pour moi l'occasion de faire et de découvrir de nombreuses choses, mais finalement, de très peu étudier. J'étais pris par mes engagements politiques et par les charmes d'une première année d'indépendance vis-à-vis des parents. Cependant ce fut une année où ma foi s'est consolidée et affermie.
Les résultats des examens ne me permirent pas de passer en deuxième année. Je ne voulu pas redoubler, la faculté d'histoire m'ennuyait, je voulais faire autre chose. Je ne savais pas vraiment quoi. Je pensais encore à la vocation sacerdotale mais « j'aimais trop la vie pour cela » les renoncements qu'impliquaient une telle vocation me semblaient insurmontables.
C'est alors qu'on me proposa de partir pour les vacances au Chili, dans un « foyer de charité ». L'expérience me tenta d'autant plus que cela me permettait, par la même occasion, d'apprendre l'espagnol. A la fin des vacances le prêtre responsable de ce « foyer » m'invita à prolonger l'expérience une année entière. J'ai accepté. J'ai donc passé un an au Chili, travaillant dans la construction de bâtiments, dans l'imprimerie, au service du foyer de Charité. Cette année m'a permis de prendre du recul sur ma vie. Par le témoignage du prêtre et des membres de la communauté dans laquelle je vivais j'ai compris que les renoncements qu'implique la consécration de sa vie à Dieu sont aussi la source de nombreuses joies et d'un bonheur profond.
J'ai donc décidé de rentrer au séminaire pour le diocèse dans lequel j'ai grandi : celui de Valence dans la Drôme.
Cela fait maintenant plus de trois ans que je suis séminariste, et je vois l'ordination s'approcher de plus en plus vite. Souvent la réalité de notre Eglise diocésaine, en France, me parait laide et difficile. Le prêtre est seul, trop chargé, dans un monde qui ne le reconnait plus. De plus, dans l'église même, beaucoup ne savent plus qui est le prêtre, quel est son rôle. Mais, malgré les difficultés nombreuses, l'amour de Dieu me comble chaque jour de joie. Et j'attends avec impatience ce jour où je monterai les marches de l'autel du Christ afin d'offrir à Dieu le sacrifice de son Fils qui a souffert et qui est mort par amour pour chacun d'entre nous. Et j'attends avec impatience ce jour où je pourrai transmettre à tous ceux qui le désirent le pardon d'un Dieu qui nous aime à la folie. Le prêtre, c'est celui qui transmet au monde l'amour de Dieu. Cest celui qui aime les gens pour leurs montrer que Dieu les aime d'un amour encore plus grand. Je prie donc Dieu pour qu'il me donne la grâce d'être toujours fidèle, et pour qu'il me donne la grâce d'aimer toujours. |